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Etienne Dodat
Etudiant en troisième
année
ENSIMAG
"Les projets nous permettent
d'appliquer ce qu'une entreprise peut réellement demander"
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EmploiCenter. Comment
êtes-vous arrivé à l'Ecole nationale supérieure d'informatique
et de mathématiques appliquées de Grenoble ?
Etienne Dodat.
En dernière année de classe préparatoire nous avions le choix
de nous inscrire à plusieurs concours qui regroupent chacun un certain
nombre d'écoles, plus ou moins cotées. Il y a des écoles
généralistes comme Centrale par exemple ou plus spécialisée.
A choisir, je préférais me spécialiser tout de suite, et
l'ENSIMAG, en plus d'être bien cotée, est aussi une école
assez spécialisée par rapport à d'autres. Elle est faite
pour les gens qui aiment bien l'informatique.
Avez-vous
trouvé que les concours étaient difficile ?
Pas spécialement. Il faut dire qu'en classe préparatoire,
nous nous entraînons pendant deux ou trois ans. J'étais bien
préparé et les épreuves des concours, en maths, physique,
français, anglais et informatique, ne m'ont pas surpris plus que
ça.
En arrivant à
l'Ecole, qu'elle a été votre première impression
?
En première année j'ai découvert beaucoup
de choses nouvelles, surtout en informatique, car les mathématiques
et la physique sont des matières que l'on étudie et qui
nous sont familières depuis le lycée.
Quel est votre rythme
de vie au cours des trois années à l'ENSIMAG ?
En première année,
il y a un tronc commun d'enseignement avec beaucoup de théorie.
Et à partir du moment où on aborde des matières que
l'on ne connaissait pas jusque là, le support théorique
est incontournable pour commencer. Nous avons donc un rythme assez scolaire.
C'est en deuxième année que l'intensité des cours
et le volume de travail culminent car nous avons plusieurs projets de
groupe à mener. Nous avons aussi la possibilité de commencer
à nous spécialiser en choisissant une option.
Et en troisième année, le rythme est moins intense car chacun
choisit une spécialité et les cours sont moins liés
entre eux.
Quelle spécialité
avez-vous choisie ?
J'ai choisi Systèmes et réseaux parce que
c'est une matière qui couvre l'ensemble de ce qu'on peut faire dans l'informatique
; et parce que qu'on y a moins besoin des maths.
Quels
sont les différents projets que vous menez au cours des trois années
à l'ENSIMAG ?
En première année, nous avons deux projets
: l'un en informatique pure, en génie logiciel, et l'autre en architecture
de l'ordinateur qui s'étale sur six mois et que nous devons faire
par groupe de trois.
En deuxième année, il y a deux autres projets de groupe
plus généraux et qui ont un aspect gestion de projet.
Et en dernière année, chacun se spécialise et les
projets varient selon les filières.
Y-a-t-il un projet
qui vous a particulièrement plu ?
Cette année, nous devons créer un portail
Web. C'est intéressant car c'est vraiment ce que les entreprises
peuvent demander. Dans la spécialité Systèmes
et réseaux, nous sommes trente, et pour ce projet nous travaillons
par groupe de dix, ce qui est assez difficile. Nous devons nous organiser,
diviser les tâches et les répartir...
Avez-vous
des cours en management et en économie d'entreprise ?
Oui,
nous avons des cours en sciences de l'entreprise (marketing, création
d'entreprise,...) qui démarrent en deuxième année
; et en troisième, nous apprenons de manière plus concrète
à gérer des projets et nous assistons à des cours
plus thématiques, sur le e-commerce par exemple.
Sur un autre
plan, des entreprises comme Altran ou Unilog sont venues nous faire passer
des simulations d'entretiens d'embauche pour nous y préparer. Et
tous les mardis, il y a des rencontres industrielles, c'est-à-dire
que des entreprises viennent présenter leur activité et
leurs métiers, et à la fin nous pouvons prendre la carte
de visite de l'intervenant pour lui envoyer plus tard notre CV.
Quelles est la part
des langues à l'ENSIMAG ?
Dans
notre école, je crois qu'ils sont beaucoup plus stricts à
ce niveau-là que d'autres. Nous avons une heure et demi de cours
d'anglais par semaine et pas mal d'oraux tout le long de l'année.
Etes-vous parti à
l'étranger ?
Je devais
passer cette année dans une université à Hong Kong,
mais je n'ai pas pu y aller à cause de l'épidémie
de SRAS. En revanche, il y a entre 20 et 25% des élèves
de dernière année qui partent à l'étranger.
Où allez-vous
effectuer votre stage de fin d'études ?
Je
vais chez France Télécom Recherche et développement
à Meylan (à côté de Grenoble), dans le département
collectivité publiques et Internet. Je vais y passer quatre mois
à temps plein et je serai rémunéré autour
du SMIC.
Ce qui est bien c'est que l'on a la possibilité de commencer le
stage dès ce mois de janvier, on n'est pas payé, mais on
peut faire connaissance avec l'équipe et préparer le projet.
Et après ?
Ce stage
est considéré comme un stage de pré-embauche, en tout cas
c'est ce qui est sous-entendu et je l'espère bien. Sinon je ne sais pas
trop encore si je préfère m'orienter vers une activité de
recherche et développement ou bien dans l'ingénierie et le conseil.
Ce sont les deux grandes orientations que les diplômés de l'Ecole
prennent généralement.
Propos recueillis
par Philippine Arnal, le 10 février
2004
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