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Stéphane Chapurlat (promo
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Président de l'association
des anciens
ENST Bretagne
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L'ENST est l'une des écoles d'ingénieur où
le taux d'encadrement par des chercheurs est le plus élevé"
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Directeur d'activité chez Siticom, aujourd'hui filiale du groupe
Devoteam, Stéphane Charpulat est également président
de l'AITB, l'association des ingénieurs Télécom Bretagne.
Il nous éclaire sur son parcours, son ancienne école et le
rôle de l'association des anciens dans laquelle il a choisi d'oeuvrer.
EmploiCenter. Quels parcours
vous a conduit à intégrer l'ENST Bretagne ?
Stéphane Chapurlat. J'ai intégré
l'ENST Bretagne après ma deuxième année de prépa.
J'étais également admis à l'Ecole des Mines de Nancy,
mais j'ai privilégie l'ENST car j'avais un goût prononcé
à la fois pour l'international, les langues étrangères
et pour les systèmes d'information. L'ENST Bretagne a la particularité
d'avoir toujours accordé une place importante à la dimension
internationale dans le parcours de l'ingénieur.
Quels souvenirs gardez-vous
de vos années sur le campus de l'ENST Bretagne ?
Je garde d'abord d'excellents
souvenirs de la vie sur le campus, en particulier
de la vie associative et sportive. L'ambiance est particulièrement
animée pour les étudiants. L'enseignement dispensé
est d'excellent niveau, mais cela n'empêche pas une vie étudiante
particulièrement agréable, liée à l'environnement
du campus de Brest.
L'existence d'un campus
joue-t-elle un rôle dans la qualité de cette vie étudiante
?
J'en suis convaincu. J'en suis
convaincu. On note d'ailleurs la différence avec l'école Parisienne
sitée dans la ville intra-muros. Ses étudiants sont disséminés
dans tout Paris, ce qui rend la cohésion plus difficile.
A l'inverse, cette
vie de campus n'invite-t-elle pas au repli sur soi des étudiants
?
Cela pourrait être un risque,
mais en réalité peu d'étudiants passent leurs trois
années de formation sur le campus de Brest. Pour ma part, par exemple,
j'ai effectué ma troisième année à Rennes
dans le cadre de l'option réseaux et systèmes d'information
multimédia. J'ai également intercalé une année
de stage entre la deuxième et troisième année chez
Telesystemes, une ancienne filiale de France Telecom, dans laquelle j'ai
travaillé sur des projets de recherche liés à la
technologie ATM.
Avec le recul, que
pensez-vous de cette année de coupure ?
C'est une expérience très
positive car j'avais à peine 20 ans lorsque j'ai intégré
l'école et ça m'a permis de mûrir et de prendre du
recul avant de terminer mon cursus. Ensuite, après la troisième
année, je suis parti en coopération pour un VSNE de 16 mois
chez Elf Gabon, dans les services télécoms de la compagnie.
Quels souvenirs gardez-vous
de l'enseignement académique ?
Au début, je partais plutôt
avec l'idée de suivre un parcours d'ingénieur généraliste,
mais la qualité de l'enseignement dispensé, en particulier
dans l'option réseaux que j'avais choisie, m'a convaincu de m'orienter
plus franchement dans cette spécialité. Je considère
avec le recul que l'école m'a permis de doser au mieux le rapport
entre la compétence générale nécessaire et
un degré de technicité suffisamment pointu dans ma spécialité
des réseaux.
Justement, que pensez-vous
du niveau d'expertise et de recherche de l'ENST Bretagne ?
De toute évidence, le niveau
de la recherche est excellent au sein de l'école. Si j'en juge
par les orientations technologiques qui nous étaient proposées,
il n'y a pas eu d'erreur. J'avais travaillé notamment sur les ATM
et sur l'Internet alors balbutiant. L'ENST est l'une des écoles
d'ingénieurs où le taux d'encadrement par des chercheurs
est le plus élevé. Par ailleurs, certaines inventions de
l'ENST Bretagne sont aujourd'hui célèbres comme les Turbos-Codes
[ndlr: dispositif de correction d'erreur lors de la transmission d'un
signal. Le brevet a été déposé par l'Ecole
en 1990 et la start-up Turbo Concept a été créée
en 1999 pour valoriser les résultats de ces recherches]. Je
crois savoir que cette technologie sera largement utilisée par
les normes de téléphonie UMTS.
Après votre
VSNE, comment avez-vous conduit votre carrière ?
J'avais cumulé deux expériences
importantes : la première chez Telesystemes dans le domaine de
la recherche et la seconde chez Elf Gabon avec des fonctions opérationnelles.
J'ai finalement décidé de m'orienter vers le conseil et
je suis rentré comme consultant chez Siticom en 1996. La société
comptait alors douze collaborateurs. Je suis ensuite devenu directeur
de projet puis directeur d'activité. En parallèle, Siticom,
qui était passée à 400 collaborateurs, a été
rachetée en 2002 par le groupe Devoteam. La nouvelle entité
compte aujourd'hui environ 1.700 collaborateurs.
Le label de l'ENST
Bretagne a-t-il joué un rôle dans votre recrutement ?
Lorsque j'ai été
recruté chez Siticom, pour des raisons pratiques, les managers
préféraient recruter des anciens élèves d'écoles
t élécoms. Cela concernait donc les élèves
des ENST mais aussi de l'INT. Je pense d'une manière générale
que les diplômés de l'ENST sont plutôt humbles vis-à-vis
du marché du travail, ce qui a peut-être limité l'aura
de l'école pendant l'euphorie, mais qui correspond à l'inverse
mieux à la situation actuelle.
Pour quelle raison
avez-vous pris des responsabilités dans la vie des anciens de votre
école ?
Par le plus grand des hasards
(rires). En fait, j'ai toujours souhaité participer au développement
de la communauté d'esprit entre les anciens de l'école.
Je suis rentré dans l'association en 2000, sans aucune ambition
particulière. Mais peu à peu, je me suis intégré
à l'équipe, j'ai pris part à un grand nombre d'actions.
Je suis devenu président en 2002 et je débute mon deuxième
mandat.
Combien d'adhérents
compte l'association ?
L'association compte environ 800
membres, mais ils ne représentent que 18% des anciens de l'Ecole.
Ce chiffre est à mon avis beaucoup trop peu élevé
et justement, l'une de mes missions sera de communiquer davantage auprès
des anciens de l'école pour renforcer le sentiment d'appartenance...
et accessoirement le nombre d'adhérents (rires). Depuis
l'année dernière, nous disposons d'un annuaire des anciens
accessible en ligne. Nous avons également un dispositif de publication
en ligne d'annonces d'emploi pour nos anciens. Le bureau de l'association
compte quinze membres actifs.
Quel est pour vous
le périmètre de l'action de l'association ?
Nous avons d'abord bien sûr
les services aux anciens, dont je viens de parler. Un autre axe important
est lié aux relations avec l'école, les élèves
et le GET (ndlr: Groupe des écoles de Télécommunications).
De ce point de vue, nous avons plutôt un rôle consultatif
sur la pédagogie. Le dernier axe est lié à la promotion
de l'école vis à vis des anciens, de la presse et des autres
associations.
Pour terminer, quel
genre d'internaute êtes-vous ?
Sur un plan professionnel, l'Internet
me permet de me tenir informé des évolutions technologiques
et de l'actualité économique du secteur. Personnellement,
je suis un adepte de l'achat en ligne, je fais mes courses sur Houra.fr
et j'achète mes billets de train et d'avion sur le site de la Sncf.
Je gère également mes comptes bancaires en ligne.
Propos recueillis
par Fabien Claire, le 18 avril
2003
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