MON COMPTE
 CANDIDATS
 
Offres d'emploi
Offres de stage
Les entreprises
qui recrutent
Offres par mail
Créer son compte
Déposer son CV
Modifier son CV
Top des recherches
Formations
  JDN Réseau votre nouveau réseau professionnel
 RECRUTEURS
 
Publier une offre
Proposer un stage
Consulter les CV
Votre compte
Annoncer

Benchmark.fr
Séminaires
Etudes
Publicité et marketing sur Internet
Sites corporate
Intranet
Services
payants sur mobiles


Lettres
 Management IT
 Strat. Internet
Analyse de site

   
  Contact
   
 A LIRE AUSSI
 
 
Sur JDN Solutions
Intranet
Extranet
Relation client
Sécurité
Externalisation
Virus
Hébergement
Sur L'Internaute
Week-End
Restaurants
Ciné : box office
Concours
Insolite
Voyage
Mon PC
Automobile
Météo
Prénoms
Horoscope
Histoire
Comparer les prix

Webcam

Test QI
Télévision
Pages blanches
Pages jaunes
   
:: 
Emploi center > Publication
Le 27 novembre 2009

Bernard Ayrault
Directeur
ENST Bretagne
"Toutes les entreprises sont concernées par la transmission d'informations numériques"

Avec "seulement" vingt-cinq années d'existence, l'ENST Bretagne fait figure de jeune école par rapport à son homologue parisienne. Membre du GET (le groupe des écoles des Télécommunications), l'école d'ingénieur brestoise défend ses spécificités : une orientation marquée de son cursus vers l'international et un campus où se côtoient des étudiants de 42 nationalités. Son directeur explique sa stratégie pour défendre l'image de l'école et défend la pertinence de sa formation malgré la crise actuelle qui ébranle le secteur des Télécoms.

Le dossier
En ligne
ENST Bretagne
EmploiCenter. Quels sont les liens entre l'ENST de Brest et l'école parisienne ?
Bernard Ayrault.
Nous appartenons à la même famille des grandes écoles et nous recrutons nos étudiants par le biais du même concours : le concours commun Mines, Ponts et Télécoms. Nous sommes également membres du GET, le groupes des écoles des Télécommunications. Pour résumer, disons que nous avons des rapports de petit frère à grand frère et nous avons toujours évolué dans la même mouvance. Nos deux ENST et l'INT réunis forment environ un millier d'ingénieurs chaque année, soit davantage que l'UTC, l'Insa de Lyon ou encore d'avantage que le Cnam

Quelles sont les formations proposées par l'ENST Bretagne ?
Nous sommes en train de devenir une école globale avec une montée en puissance de la formation continue mais aussi de la recherche. Ces missions s'ajoutent à notre mission originelle de formation supérieure et nous permettent d'interagir de plus en plus avec le tissu économique régional.

Concrètement, quelles sont les filières proposées ?
Notre filière phare reste le cursus d'ingénieur, avec environ 200 diplômés par an. Les deux tiers sont issus de classes préparatoires et un autre tiers est issu d'admissions sur titre d'étudiants possédant une maîtrise scientifique. A côté de ce diplôme, nous avons mis en place une dizaine de masters spécialisés de la conférence des grandes écoles, qui représentent une centaine de diplômés chaque année. Ce sont des gens qui disposent déjà d'un important background et qui souhaitent en général acquérir une double compétence. Par ailleurs, comme les autres écoles des télécoms, nous sommes en train de développer des masters of science avec un enseignement dispensé en anglais. Nous avons également cinq programmes de DEA en partenariat avec plusieurs autres universités ainsi que des doctorats pour la partie recherche.

Et pour la formation continue ?
Nous sommes en train de développer des filières de formation continue. Nous avons débuté l'an dernier avec la mise en place d'une formation d'ingénieur par apprentissage, en partenariat avec l'union des industriels de la métallurgie (UIMM). Elle s'adresse aux élèves venus d'IUT.

Pourquoi un partenariat avec l'industrie métallurgique, à priori bien loin des Télécoms ?
Cet éloignement n'est qu'apparent. En fait, il s'agit de la composante la plus importante du Medef, dans laquelle on trouve des entreprises comme Alcatel ou Thomson. Par ailleurs, nous mettons en place toute une série de partenariats avec des établissements étrangers. Nous avons un master spécialisé avec l'Université mexicaine ITAM et nous sommes également en pourparlers avec des établissements chinois et marocains pour mettre en place des accords similaires. Une classe préparatoire au concours a également été créée au Maroc.

Recevez-vous des étudiants étrangers sur votre campus de Brest ?
30% des étudiants sont étrangers, soit environ 300 personnes venues de quarante-deux pays différents. Ces étudiants sont présents dans tous les cycles d'enseignement. Bien sûr, nous avons de nombreux étudiants maghrébins venus des classes préparatoires créées en Afrique du Nord, mais aussi des Mexicains, des Chinois et des Espagnols. Nous travaillons désormais à développer des liens avec les pays d'Europe Centrale.

Et quelle est la part de l'International dans vos cursus ?
Depuis quinze ans, tous nos élèves ingénieurs doivent effectuer au moins deux mois de stage à l'étranger. Mais près de 15% des étudiants de chaque promotion effectuent une troisième année entièrement à l'étranger et deux étudiants sur trois passent au moins un semestre à l'étranger au cours de leur cycle d'ingénieur.

La fin de l'eldorado dans les télécoms a-t-elle eu des conséquences pour vous ?
Bien sûr, mais nous savions que la période d'euphorie ne durerait pas. D'ailleurs, tous les autres secteurs industriels ont déjà connu des crises semblables. Mais le traumatisme est particulièrement important pour le secteur télécom, qui vit lui sa première réelle crise. Notre objectif est de préparer davantage encore nos étudiants à exercer leurs compétences ailleurs que chez les seuls opérateurs de télécommunications. Mais il s'agit déjà d'une réalité, car nous trouvons beaucoup d'anciens ENST dans d'autres secteurs que les télécoms.

Lesquels ?
Toutes les entreprises sont concernées par la transmission d'informations numériques. Les besoins sont particulièrement importants dans le secteur Banque-assurance, dans le secteur de la santé et dans les métiers de l'environnement. Le parrain de notre dernière promo était par exemple Michel Pébereau, le président du groupe BNP-Paribas. Le réel coeur de métiers de nos ingénieurs, c'est le traitement de l'information et la prise de décisions en avenir incertain. Les débouchés dans la santé sont également de plus en plus nombreux. Nous sommes d'ailleurs la seule formation non-médicale à disposer d'un labo commun avec une faculté de médecine. Pour l'environnement marin, nous avons des relations étroites avec l'Ifremer, située à proximité de notre campus. L'observation de la planète et la sismologie nécessitent, elles-aussi, des compétences en traitement de signal et en acoustique.

Mais concrètement quelle est la situation de vos jeunes diplômés sur le marché de l'emploi?
Comme les autres écoles, nous mesurons un ralentissement du marché. Nos étudiants ne croulent plus sous les offres et leur entrée dans le monde du travail est un peu plus longue. Les entreprises sont un peu moins nombreuses à participer à notre forum entreprises, qui reste toutefois le plus important de la région Grand Ouest. Alcatel, par exemple, manquait à l'appel pour la deuxième année consécutive.

Quelles stratégies adoptent vos étudiants face à cette situation ?
Certains d'entre eux choisissent de prolonger leurs études. C'est un phénomène que nous rencontrons de manière habituelle lors de chaque période de ralentissement économique. Quelques-uns d'entre eux entament une thèse, alors que d'autres préfèrent en profiter pour se former au management.

Que leur conseillez-vous personnellement ?
Je pense qu'ils auraient tout intérêt à opter pour l'année que nous proposons sous le nom d'année jeune ingénieur. Il s'agit d'un stage d'une année à effectuer en entreprise, si possible à l'étranger. Cette année s'insère dans le cursus entre la deuxième et la troisième années. Le profil du jeune ingénieur qui a passé un an à l'étranger est quasiment idéal, même aujourd'hui, pour aborder le marché du travail. A mon avis, il est en revanche préférable pour ces étudiants d'attendre quelques années avant d'effectuer une formation managériale. Une certaine expérience leur donnera une meilleure grille d'analyse.

La crise des télécoms a-t-elle des conséquences sur le nombre d'inscrits ?
Le nombre de candidats au concours commun a augmenté de 2% cette année. En revanche, nous avons constaté une baisse du choix des télécoms dans les fiches de préférences remplies pas les candidats au concours. Mais à l'inverse, nous avons de plus en plus de candidats venus du Maghreb, en particulier du fait de la mise en place de classes préparatoires en Afrique du Nord. Avec l'ENST Paris, nous avons aujourd'hui davantage de candidats étrangers que toutes les autres écoles du concours commun.

Quelles sont les infrastructures réseaux dont disposent les étudiants le campus ?
Nous avons la chance d'être situés en bord de mer sur un campus de 23 hectares sur lequel logent la plupart des étudiants. Nos étudiants ont un accès direct au réseau Renater, ils en abusent même un peu quelquefois! Tous les étudiants ont accès à notre centre de calcul et nous sommes actuellement en train de tester du Wi-fi. Nous avons un millier d'ordinateurs connectés sur le réseau, auxquels s'ajoutent 450 à 500 ordinateurs personnels connectés depuis la résidence des élèves.

Peu-on parler d'esprit de corps à l'Enst Bretagne ?
Oui, mais cet esprit est encore assez limité, car les plus âgés de nos anciens étudiants ont aujourd'hui entre 40 et 45 ans pour des promotions de 35 élèves. Nous n'avons donc pas de réseau comparable à celui d'écoles centenaires dont les anciens, devenus retraités, continuent à oeuvrer pour leur école.

Le dossier
En ligne
ENST Bretagne

Quelles sont pour vous les principales qualités de vos élèves ingénieurs ?
A mon avis, nos étudiants sont très bien formés sur le plan technique et disposent d'une excellente capacité d'adaptation. Ce sont aussi des jeunes gens très ouverts à l'international et qui sont habitués à travailler dans un contexte international. Peut-être sont-ils quelque fois un peu trop modestes par rapport à leurs homologues parisiens. Nous avons aussi une majorité d'étudiants très engagés dans la vie associative. J'ai par exemple actuellement une équipe qui travaille avec Ingénieur sans frontière à la mise en place d'une station terrienne pour la réception de télécommunications spatiales en plein coeur du Sahel avec très peu de moyens.

Propos recueillis par Fabien Claire, le 14 avril 2003

Diplômé de l'école polytechnique (X63), Bernard Ayrault est également docteur d'Etat de l'université Paris VI, Pierre et Marie Curie. Il débute sa carrière en 1963 comme chercheur au Centre National d'Etude des Télécommunications. En 1970, il devient professeur à l'ENST Paris, dont il est nommé successivement directeur de la recherche puis directeur de la formation. En 1996, Bernard Ayrault est nommé directeur de l'ENST Bretagne.

Retour à l'accueil I Haut de page

EmploiCenter Voir un exemple
Journal du Net Voir un exemple
Economie & Management Voir un exemple
L'Internaute Voir un exemple
Toutes nos newsletters
Emploi Stage
Candidat Offres par mail | Son compte | Déposer son CV
Recruteur Publier une offre | Consulter les CV | Annoncer

Sondage

Au sein du secteur informatique, quelle est la meilleure structure de travail ?

Tous les sondages