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Emploi center > Publication
Le 17 septembre 2014

Jean-Louis Scaringella
Directeur général
ESCP-EAP

"
La mondialisation, ce n'est pas l'uniformisation du management, au contraire "


L'ESCP, aujourd'hui ESCP-EAP, figure toujours aux premières loges dans les traditionnels classements des écoles de Management. Jean-Louis Scaringella préside aux destinées de l'école depuis 1999 après avoir dirigé successivement l'ISA et le groupe HEC. Acteur très engagé dans la sphère des écoles de management, il expose sa stratégie pour le groupe ESCP-EAP et revient sur les valeurs managériales véhiculées par l'enseignement de l'école.

Le dossier
En ligne
ESCP-EAP


EmploiCenter. Pourriez-vous d'abord nous rappeler en quelques mots l'histoire de l'ESCP-EAP ?
Jean-Louis Scaringella.
On le sait peu, mais l'ESCP est certainement la plus ancienne des écoles de commerce françaises et probablement du monde. L'école a été créée en 1819 par un industriel lyonnais du nom de Vital-Roux. Nous sommes alors au tout début de la révolution industrielle et les premiers industriels souhaitaient la naissance d'une école de commerce sur le modèle des écoles d'ingénieurs créées quelques années plus tôt : Polytechniques, Les Mines et les Art et métiers

Quelle est l'origine du mariage ESCP-EAP en 1999 ?
En 1998, notre mère commune la CCIP, s'est interrogée sur le moyen d'augmenter la performance de ses écoles supérieures de management à l'international. Le rapprochement est apparu comme naturel entre la parisienne ESCP et l'EAP qui présentait la particularité d'être implanté sur quatre campus européens : Paris, Madrid, Berlin et Oxford. Le campus britannique devrait d'ailleurs prochainement être déplacé à Londres. La fusion est effective depuis septembre 1999.

L'ESCP-EAP est l'une des dernières écoles à avoir conservé l'appellation ESC. N'envisagez-vous pas de changer de nom pour simplifier la suite de sigles ESCP-EAP  ?
L'ESCP porte son nom depuis sa création. La question s'est posée au lendemain de la fusion et nous avons préféré conserver les deux noms car nos deux écoles, l'ESCP et l'EAP, disposent chacune d'un réseau d'anciens élèves fort et particulièrement actif. Par exemple, l'EAP est très bien implantée en Allemagne où elle a le statut d'université alors que l'ESCP est une référence en France. Nous avons souhaité capitaliser sur les images de ces deux institutions en choisissant de ne pas abandonner leurs noms. En revanche, nous avons créé la signature European School of Management qui désigne très clairement notre positionnement académique.

Vous n'envisagez donc pas de changement de nom à court terme ?
Non, absolument pas. Et je pense que le nom d'ESCP-EAP nous permet de conserver une trace visible de l'étape majeure que représente la fusion les deux groupes.

Quelles sont, dans les grandes lignes, les formations proposées par l'ESCP-EAP ?
Pour les formations diplômantes, nous avons bien-sûr le cursus Grande Ecole que nous appelons European Master's Program qui se déroule sur trois ans ou quatre ans selon que nos élèves choisissent ou non de passer une année en alternance. 2.000 étudiants environ suivent ce cursus dont une moitié d'étudiants non français. La plupart d'entre-eux font le choix de passer une année en alternance. Nous avons également nos programmes MBA avec un MBA Executive, un MBA plein temps en anglais où l'on trouve 20 nationalités différentes chez les étudiants et seulement 20 % de français. Le dernier programme est un Global MBA en partenariat avec trois autres business schools. Nos MBA comptent au total 300 participants. Nous proposons également une série de 16 Mastères spécialisés dont un mastère sur le e-business et un autre sur le management de projets internationaux avec 500 étudiants au total. La dernière filière est celle du Master's in European Business qui offre une formation généraliste au management et qui peut être suivi sur deux campus différents. Nous avons à ce jour 200 étudiants dans ce master's

Et du côté de la recherche?
Je peux vous livrer un scoop ! Nous allons créer un programme PHD en septembre 2003 pour une très petit nombre de futurs chercheurs spécialisés sur le management en Europe.

Qu'est-ce qui, selon-vous, caractérise l'enseignement de l'ESCP-EAP ?
Nous cultivons une conception toute particulière du management d'entreprise. A l'heure de la mondialisation, les entreprises peuvent vendre leurs produits à travers le monde. Cependant, nous sommes convaincus que la performance maximale pour l'entreprise viendra de la confrontation des cultures à l'intérieur de l'organisation. Ce n'est pas en répliquant partout le même mode de management qu'elles atteindront l'efficacité maximum. La mondialisation n'est pas l'uniformisation du management et pourrait même tendre à revivifier les diversités culturelles. Notre objectif est d'apprendre l'efficacité à nos étudiants dans des contextes très divers.

Que voulez-vous dire ?
Prenez par exemple la gestion des ressources humaines : la composante humaine est déterminante dans ce domaine et l'on ne peut imaginer gérer les RH de façon uniforme en Inde, aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. Vous constatez le même phénomène avec le marketing : la relation au consommateur dépend beaucoup des normes et systèmes sociaux d'une société. Evidemment, il existe un corpus commun de management, même il ne doit pas être repris partout à l'identique. Nous voulons transmettre cette conviction à nos étudiants.

Les traditionnels classements des meilleures écoles sont nombreux en ce début d'année. Que pensez-vous de leur rôle dans la compétition entre écoles ?
Je trouve beaucoup d'intérêt à ces classements, même si leurs méthodes sont hétérogènes et parfois discutables. Ils nous apportent un regard externe et constituent une très forte invitation à surveiller en permanence le regard de l'extérieur sur nous. Cependant la compétition entre écoles est devenue internationale et j'attache donc davantage d'intérêt aux classements à portée internationale.

Quels sont vos classements internationaux les plus récents ?
Nous avons par exemple été classés en 22ème position dans le monde pour notre MBA Executive par le Financial Times. Je vous avoue que ce classement a davantage de portée que notre première place sur le marché français pour le même Financial Times.

Beaucoup d'anciens de l'ESCP-EAP se sont lancés dans la création d'activités Internet lors de la période d'euphorie autour des dotcoms. Comment avez-vous vécu cette période ?
Cela a créé un authentique bouillonnement intellectuel chez nos étudiants, comme chez nos enseignants d'ailleurs. Cette période a également remis en avant l'esprit d'entreprise, ce dont je me réjouis vivement. Les échecs ont bien sûr été nombreux, mais il reste à l'inverse des entreprises devenues solides.

Disposez-vous d'une structure d'incubation au sein de l'école ?
Nous avons récemment mis en place un incubateur académique géré en partenariat par l'école et l'association des anciens.

Quelle place faites-vous aux NTIC au sein de l'école ?
Les TIC qui, à mon sens, ne sont plus si nouvelles, sont très présentes dans la vie quotidienne des élèves comme des enseignants. Nous disposons à la fois d'un intranet administratif et d'un intranet pédagogique. Le premier permet à l'étudiant de gérer son dossier, de consulter ses notes ou encore de choisir ses options. L'intranet pédagogique est utilisé par les enseignants pour la mise en ligne de cours, d'exercices ou bien d'examens à passer directement en ligne. Quelques cours fonctionnent très bien en mode e-learning: je pense notamment à des cours de statistiques.

Disposez-vous de moyens de connexion sans-fils ?
Pour l'instant les étudiants peuvent se connecter de différentes façons : par les bornes disposées un peu partout dans nos locaux, dans les salles informatiques en libre-service, dans leur chambre à la résidence étudiante et en salles de cours. Nous avons beaucoup investi dans ces infrastructures lors de la fusion et je pense que nous ne serions pas parvenus à faire fonctionner notre école sur ses 4 pôles si nous n'avions pas eu une infrastructure Intranet adaptée. Prochainement, nous allons déployer une infrastructure Wifi dans le foyer de l'école.

Quelles qualités particulières attendez-vous des étudiants candidats à l'intégration de ESCP-EAP ?
Nous attachons beaucoup d'importance à la capacité des candidats à s'intégrer dans un environnement multiculturel. C'est surtout lors de l'entretien pour le concours d'admission que nous cherchons à évaluer cette capacité d'ouverture du candidat. Les corollaires naturels sont l'adaptabilité et l'ouverture d'esprit. Nous attendons également de nos étudiants une réelle capacité à piloter leurs vies professionnelles et personnelles. Nous attendons qu'ils soient capables d'arbitrer entre les multiples combinaisons de cours que nous leur offrons pour conduire leur propre projet de carrière.

Les difficultés économiques actuelles ont-elles modifié les filières de prédilection de vos étudiants ?
Non, pas du tout. Je constate une grande stabilité tendancielle dans les secteurs choisis. Nous avons peut-être eu l'année dernière un peu moins de monde vers la banque d'affaires, mais les secteurs dominants comme le marketing ou l'audit restent très présents dans les choix de nos diplômés.

Leur entrée sur le marché du travail n'est-elle pas plus difficile ?
Je ne le pense pas et notre dernier forum emploi qui se déroulait il y a quelques jours a été un succès avec une remarquable stabilité du nombre d'entreprises présentes cette année par rapport aux années passées.

Quelles seraient pour vous les principales qualités de vos étudiants ?
Je suis personnellement frappé par le grand positivisme de nos étudiants. Très ouverts à l'extérieur, un grand nombre d'entre eux n'hésitent plus à débuter leur carrière par une expérience à l'étranger. Ils sont aussi beaucoup plus réalistes sur leurs choix et ils se sont préparés mentalement à la réalité du monde du travail. Je les crois également plus modestes que ceux que nous pouvions croiser il y a 10 ou 20 ans.

Comment expliquez-vous cette évolution ?
Je pense que l'importance des stages et la grande proportion d'étudiants qui choisissent de passer une année en alternance en entreprise leur donne une vision beaucoup plus fidèle de la réalité.

Et quels seraient leurs défauts caractéristiques ?
Nos étudiants sont peut-être des gens exigeants vis-à-vis de leur employeur. Ils attendent que leurs soient confiés des challenges intéressants. Peut-être sont-ils un peu pressés dans leurs attentes car ils ne se contentent pas de simples promesses de carrières.

Y-a-t-il un esprit de corps chez les anciens ESCP-EAP ?
Absolument. Et j'ai été frappé par la force de cet esprit lorsque j'ai pris mes fonctions il y a quatre ans. Les associations des anciens de l'ESCP et de l'EAP, qui sont en cours de rapprochement, montrent l'extrême attachement des étudiants à leur école. Ce dernier perdure depuis longtemps et nos anciens témoignent souvent de leur fidélité. Il ne se passe pas de jours sans que je reçoive un appel ou mail d'ancien qui souhaite proposer quelque chose pour l'école.

Le dossier
En ligne
ESCP-EAP

Jean-Pierre Raffarin, ESCP 72, est-il de ceux-là ?
Absolument, et il a toujours été très proche de l'école, avant même d'accéder à ses fonctions. Il fait très souvent référence à l'ESCP et ne perd jamais une occasion de marquer son attachement à l'école.

Et pour finir, quel genre d'internaute êtes-vous ?
Je suis addict : je ne pourrais plus vivre aujourd'hui sans connexion internet ni Palm Pilot. J'étais auparavant grand consommateur d'encyclopédies et j'ai un réflexe documentaire naturel vers le Web. Je lis également très régulièrement Les Echos et le Wall Street Journal en ligne. J'aime aussi beaucoup le principe de consultation des archives du Monde. J'achète souvent en ligne des fleurs sur sites Aquarelle, et des produits culturels sur Amazon et Alapage.

Propos recueillis par Fabien Claire, le 28 janvier 2003

Jean-Louis Scaringella est né à Grenoble en 1948. Docteur en droit, diplômé de HEC et de la Harvard Business School, il a successivement dirigé l'ISA (1978-1983) et le groupe HEC (1989-1992). En 1993 il prend en charge la direction générale du Centre de Perfectionnement aux Affaires géré par la CCIP. Jean-Louis Scaringella a été nommé à la tête de l'ESCP-EAP en novembre 1999.


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