MON COMPTE
 CANDIDATS
 
Offres d'emploi
Offres de stage
Les entreprises
qui recrutent
Offres par mail
Créer son compte
Déposer son CV
Modifier son CV
Top des recherches
Formations
  JDN Réseau votre nouveau réseau professionnel
 RECRUTEURS
 
Publier une offre
Proposer un stage
Consulter les CV
Votre compte
Annoncer

Benchmark.fr
Séminaires
Etudes
Publicité et marketing sur Internet
Sites corporate
Intranet
Services
payants sur mobiles


Lettres
 Management IT
 Strat. Internet
Analyse de site

   
  Contact
   
 A LIRE AUSSI
 
 
Sur JDN Solutions
Intranet
Extranet
Relation client
Sécurité
Externalisation
Virus
Hébergement
Sur L'Internaute
Week-End
Restaurants
Ciné : box office
Concours
Insolite
Voyage
Mon PC
Automobile
Météo
Prénoms
Horoscope
Histoire
Comparer les prix

Webcam

Test QI
Télévision
Pages blanches
Pages jaunes
   
:: 
Emploi center > Publication
Le 25 novembre 2009

Bernard Ramanantsoa
Directeur général
Groupe HEC
"
J'ai la conviction que la multi-culture est aujourd'hui indispensable..."

A la tête de la plus prestigieuse des grandes écoles de commerce françaises, Bernard Ramanantsoa est un spécialiste de l'éthique et de la culture dans les entreprises. Très attaché à l'ouverture d'esprit et à la multiculturalité de ses étudiants, il revient sur les profils des e-managers de demain.

Propos recueillis par Fabien Claire, le 27 juin 2002

Le dossier

EmploiCenter. Pourriez-vous d'abord nous rappeler en quelques mots la genèse de HEC ?
Bernard Ramanantsoa.
C'est en 1881 que la chambre de commerce de Paris a eu l'idée de s'inspirer de la réussite de l'école Centrale, créée dès 1829, pour donner naissance à une école de gestion sur un modèle proche. L'idée était de répondre aux besoins des entreprises, mais aussi de favoriser une filière de formation pour le milieu social que représentaient, à l'époque, les élus de la chambre de commerce, c'est à dire les petits et moyens commerçants.

A quand remonte l'implantation de l'école à Jouy-en-Josas ?
En 1964, l'Ecole a été transférée à Jouy-en-Josas pour permettre la création d'un véritable campus. Celui-ci a d'ailleurs été inauguré par le général de Gaulle. Une autre étape importante dans l'histoire de l'école a été la création quelques années plus tard d'un corps professoral permanent au sein de l'école, ce qui lui permet de développer d'importants travaux de recherche.

HEC a joué un rôle très important dans la période d'éclosion euphorique des start-up, du moins si l'on en juge par le nombre de vos anciens étudiants engagés dans l'aventure. Quels souvenirs en gardez-vous ?
J'ai effectivement eu ce sentiment d'une euphorie un peu particulière au cours de cette période. Mais je dirai aujourd'hui que le phénomène est retombé aussi vite qu'il était apparu. On dit un peu vite aujourd'hui avec le recul, que la situation actuelle était prévisible. Mais honnêtement, quand étions au coeur de la bulle, nous n'avions pas prévu une retombée si brutale.

Pensez-vous que ce mouvement a affecté l'esprit entrepreneurial qui régnait au cours de cette période ?
Je dirais les choses autrement. Cet épisode a montré que les Français n'étaient pas moins entreprenants que les autres, dès lors que les occasions se présentaient. Cette dynamique avait d'ailleurs provoqué une mini révolution sur le campus, car tout le monde voulait être du mouvement et lancer son entreprise. Certains élèves avaient donné naissance à leur start-up alors qu'ils n'avaient même pas encore quitté l'école. Les start-up elles-mêmes venaient recruter sur le campus avec l'aide d'une association spécialement créée à cette fin.

Pour vous, en tant qu'enseignant, ces étudiants n'étaient-ils pas trop jeunes et trop peu expérimentés pour se lancer dans des projets aussi ambitieux ?
Non je ne crois pas, en particulier pour les étudiants du cycle grande école. Si l'on ne tente pas cette aventure quand le train passe à 20 ans, on ne la tentera jamais ! Bien sûr, tout le monde n'est pas devenu riche, loin de là et certains ont perdu le peu qu'ils avaient investi, ainsi que beaucoup de temps et d'énergie, dans ces créations, mais ce n'est pas si grave.

Une récente enquête du cabinet Deloitte & Touche auprès de la promotion HEC 2002 montre que vos étudiants aspirent à davantage d'équilibre entre leur carrière et leur vie privée. S'agit-t-il d'un changement profond selon vous ?
Je suis très perplexe face à ce type d'étude. Les HEC sont avant tout de gros bosseurs. Bien sûr, comme tout le monde, lorsqu'ils sont calés dans un fauteuil, ils vous diront qu'ils aspirent à obtenir d'importantes responsabilités tout en gardant du temps pour aller faire du ski et s'occuper de femme et enfants. Mais cela ne change rien en réalité. Dès qu'ils sont pris dans le tourbillon de la vie professionnelle, ces discours disparaissent et cette idée reste à mon avis un voeu pieux.

Quels sont les secteurs vers lesquels s'orientent majoritairement vos derniers étudiants ?
En fait les choses sont à peu près revenues comme avant, avec une prédilection pour les cabinets d'audit et les banques d'affaires, même si les choses sont plus difficiles cette année car ces entreprises sont très touchées par l'après 11 septembre et la récession économique.

Les salaires d'embauche ont-ils baissé ?
Je ne crois pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire en prenant connaissance de nos statistiques. Il s'agit en fait de moyennes, or la moyenne baisse car les entreprises qui offrent les meilleurs salaires embauchent moins.

A quoi attribuez-vous la réussite de votre école et son image prestigieuse ?
D'abord merci de poser la question (rires). Je pense que l'importance de notre corps professoral joue un rôle essentiel car il permet à nos enseignants de continuer à se développer par des travaux de recherche, ce qui est impossible avec un corps professoral trop restreint. Nous avons une centaine de professeurs permanents sur le campus, une vingtaine d'affiliés et une trentaine d'intervenants extérieurs. Ce corps professoral enseigne à environ 2 000 étudiants dont 1 300 suivent le cursus grande école, 300 suivent le MBA et 400 le mastère.

Quelle est la place des NTIC dans votre enseignement ?
Tout le monde à aujourd'hui une conscience réelle de l'enjeu des technologies, même si cette conscience est parfois intériorisée. Ces dernières sont intégrées à la quasi-totalité de nos cours et sont utilisées pour remplacer le support papier traditionnel. Cela étant, nous sommes encore convaincus que la formation présentielle reste indispensable. Les technologies sont donc un ajout et non le moyen de remplacer l'apprentissage classique.

La mise en place de formations comme les mastères communs avec l'école des Mines, l'ENST ou Supaéro illustre la montée en puissance des profils à double culture, commerciale et technique. Pourquoi cette orientation?
J'ai la conviction que la multi-culture est aujourd'hui indispensable. Il faut absolument apprendre à nos étudiants à raisonner de différentes façons. Par exemple un ingénieur, un scientifique et un gestionnaire ne raisonnent pas selon les mêmes modes. Pour faire simple, les uns sont plus inductifs et les autres sont surtout déductifs. C'est par exemple pour cette raison que je souhaite réintroduire des cours de biologie dans le cursus HEC. L'objectif n'est pas de faire de nos étudiants de grands biologistes, mais de leur permettre d'acquérir une culture de base et de comprendre les raisonnements touchant à la biologie. Nous allons également accueillir des élèves de l'X l'année prochaine dans trois de nos majeurs (ndlr: classes de dernière année de la formation HEC). C'est un excellent moyen pour ces étudiants d'apprendre à se connaître et se comprendre.

L'aspect multi-culturel n'est-il pas aussi une nécessité à l'international?
Absolument. Un français ne raisonne pas comme un américain face au même problème. Le piège serait de dire que l'une ou l'autre de ses approches serait meilleure: L'importance réside dans cette diversité. Concrètement, 90 % de nos étudiants effectuent un stage en entreprise entre la deuxième et la troisième année de leur cursus. Or aujourd'hui la moitié de ces étudiants effectuent ce stage dans une entreprise à l'étranger. Par ailleurs nous ne donnons pas le diplôme à nos étudiants s'ils n'ont pas 800 au TOEIC (NDLR: Test of English for International Communication). S'ils n'obtiennent pas ce résultat à la l'issue de leur cursus, ils doivent parfaire leur anglais et obtenir ce niveau pour obtenir leur diplôme final. Sinon nous appartenons à deux grands réseaux d'échanges avec des écoles internationales: le Community of European Management School et le Program in International Management.

Vous accueillez de plus en plus de professionnels pour des cursus de formation continue. S'agit-il de garder un lien avec vos étudiants ou d'en former d'autres ?
Ce sont en général d'autres étudiants qui suivent ces formations. On sait que les carrières nécessiteront d'entreprendre une formation importante tous les 10 ans. Mais nos anciens privilégient des écoles espagnoles, américaines ou britanniques plutôt que de revenir dans une école qu'ils connaissent déjà très bien. En revanche nous avons aujourd'hui 80 % d'étrangers dans nos MBA.

Quels sont les principaux défauts et qualités des HEC ?
Je vais être concret et un peu égoïste je le reconnais : je trouve que nos anciens devraient être plus américains en ce sens qu'ils devraient participer beaucoup plus au financement de l'école qui les a formés. Je pense qu'il y a là une grande force des formations américaines. A mon avis, derrière cette différence très concrète, il y a une profonde différence philosophique entre les Anglo-saxons, très attachés à l'alma mater, la mère nourricière, alors que les latins la conçoivent d'abord comme un bon souvenir, sur le même plan que le régiment, sans s'investir davantage.

Le dossier

Et quelles qualités voudriez-vous mettre en avant ?
Les HEC sont des gens très analytiques, très structurés mentalement et très ouverts. Je réfute l'arrogance qui leur est souvent reprochée, ce sont des gens très très ouverts.

Y a t'il un esprit de corps chez les anciens HEC?
Il y a un réseau chez les anciens, mais je ne suis pas certain qu'il y ait un esprit de corps. Pour parler clairement, il n'y a pas de postes réservés par des HEC pour des HEC dans les entreprises. A contrario, il y une vraie solidarité entre eux.

Vous utilisez beaucoup Internet dans votre vie quotidienne ?
Je surfe environ une demi-heure par jour pour chercher des informations sur la concurrence, sur des systèmes de bourse d'études ou bien sur des entreprises. Je l'utilise également à des fins privées pour des activités comme les voyages.

Bernard Ramanantsoa est à la fois d'ingénieur, (major de Supaéro 71) diplômé de l'ISA (major 76) titulaire d'un DEA de sociologie, d'un doctorat en science de gestion (Paris Dauphine) et d'un DEA d'histoire de la philosophie. (Paris I). Directeur d'HEC, il est également spécialisé dans l'étude de la culture, l'éthique et l'idéologie dans les entreprises.


Retour à l'accueil I Haut de page

EmploiCenter Voir un exemple
Journal du Net Voir un exemple
Economie & Management Voir un exemple
L'Internaute Voir un exemple
Toutes nos newsletters
Emploi Stage
Candidat Offres par mail | Son compte | Déposer son CV
Recruteur Publier une offre | Consulter les CV | Annoncer

Sondage

Au sein du secteur informatique, quelle est la meilleure structure de travail ?

Tous les sondages