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Mardi 12 février 2002
Les entreprises high-tech où il fait bon travailler
Un classement exclusif EmploiCenter
Où fait-il bon travailler en 2002
quand on est un salarié du secteur high-tech ? Alors que la
conjoncture a brutalement ramené à la raison un marché
de l'emploi lui aussi déformé par la bulle Internet, où
en sont les salariés du secteur ? Quels sont leurs sujets de satisfaction
? Leurs motifs de frustration ? Et, au final, quelles sont les entreprises
qu'ils plébiscitent ? Pour le savoir, la rédaction de Emploicenter
a mené une vaste enquête en ligne aux mois de décembre
et janvier dernier. Plus de 3 700 internautes, professionnels des nouvelles
technologies travailant dans des entreprises du secteur ou dans les départements
informatiques d'entreprises traditionnelles, y ont participé.
Chacun des répondants a noté
de 1 à 5 quinze critères dans cinq domaines, donnant ainsi
leur appréciation en matière de rémunération
mais aussi de gestion de leurs compétences, d'aménagement
du temps de travail ou de qualité de la vie au bureau (lire la
méthodologie détaillée). Pour établir le classement
final, nous avons établi la moyenne arithmétique de ces
différentes notes. Nous avons d'autre part, dans le tableau ci-dessous,
isolé les deux critères sur lesquelles les entreprises lauréates
avaient obtenu leurs meilleures notes ("points forts") et leurs
plus mauvais scores (points faibles).
Les 20 entreprises high-tech où il
fait bon travailler en 2002 sont...
| Rang |
Entreprise
|
Note globale sur 5
|
Points forts
|
Points faibles
|
|
1
|
IBM
|
3.26
|
Matériel fourni
Formation
|
Stock-options, BCE...
Epargne salariale
|
|
2
|
Hewlett-Packard
|
3,24
|
Couverture sociale
Matériel fourni
|
Suivi des salariés
Communication interne
|
|
3
|
Oracle
|
3,22
|
Epargne salariale
Couverture sociale
|
Cadre de travail
Progression de carrière
|
|
4
|
CSC Peat Marwick
|
3,13
|
Ambiance de travail
Politique de formation
|
Stock-options, BCE...
Avantages divers
|
|
5
|
Unilog
|
3,12
|
Ambiance de travail
Couverture sociale
|
Stock-options, BCE...
Niveau de salaire
|
|
6
|
AXA
|
2,97
|
Couverture sociale
Matériel fourni
|
Stock-options, BCE...
Suivi des salariés
|
|
7
|
Cegetel
|
2,94
|
Cadre de travail
Couverture sociale
|
Stock-options, BCE...
Progression de carrière
|
|
8
|
Atos Origin
|
2,86
|
Ambiance de travail
Couverture sociale
|
Stock-options, BCE...
Avantages divers
|
|
9
|
Andersen
|
2,85
|
Cadre de travail
Matériel fourni
|
Stock-options, BCE...
Epargne salariale
|
|
-
|
Alcatel
|
2,85
|
Aménagement du temps de travail
Couverture sociale
|
Suivi des salariés
Progression de carrière
|
|
11
|
BNP Paribas
|
2,79
|
Epargne salariale
Ambiance de travail
|
Stock-options, BCE...
Durée du travail
|
|
12
|
Sema Group
|
2,68
|
Couverture sociale
Matériel fourni
|
Epargne salariale
Avantages divers
|
|
13
|
EDF
|
2,64
|
Aménagement du temps de travail
Durée du travail
|
Stock-options, BCE...
Suivi des salariés
|
|
14
|
Renault
|
2,61
|
Cadre de travail
Matériel fourni
|
Stock-options, BCE...
Progression de carrière
|
|
15
|
Vivendi
|
2,59
|
Couverture sociale
Cadre de travail
|
Stock-options, BCE...
Suivi des salariés
|
|
16
|
Carrefour
|
2,57
|
Couverture sociale
Ambiance de travail
|
Stock-options, BCE...
Suivi des salariés
|
|
17
|
SNCF
|
2,54
|
Couverture sociale
Durée du travail
|
Progression de carrière
Communication interne
|
|
18
|
FT Wanadoo
|
2,53
|
Couverture sociale
Matériel fourni
|
Stock-options, BCE...
Suivi des salariés
|
|
19
|
Cap Gemini Ernst &
Young
|
2,49
|
Ambiance de travail
Couverture sociale
|
Stock-options, BCE...
Epargne salariale
|
|
20
|
SQLI
|
2,48
|
Ambiance de travail
Couverture sociale
|
Stock-options, BCE...
Epargne salariale
|
Source
:Enquête JDN -Emploicenter
En 2002, plus guère de places pour
les start-up dans le coeur des salariés : ce sont les grands comptes
qui sont plébiscités. Symbole de cette quête des valeurs
sûres, c'est IBM France avec une note moyenne de 3,26 sur 5, qui
a été distingué par ses salariés parmi les
centaines d'entreprises citées dans le cadre de l'enquête.
Interrogée par EmploiCenter, Dominique Calmant détaille
les dispositifs mis en place par IBM et notamment son initiative de
"bureaux de proximité" qui permet à ses salariés
vivant en région parisienne de réduire leur temps de déplacement.
Nous publierons toutefois la semaine prochaine un classement spécifique
des jeunes entreprises permettant de mettre en lumière les "jeunes
pousses où il fait (quand même) bon travailler".
Big is beautiful, donc. Quelles qualités
ont ces grands groupes de si séduisants pour leurs équipes
? Des conditions de travail, une forme de sécurité et des
perspectives que des structures plus petites seraient bien en peine de
fournir, nous indiquent les répondants de notre enquête.
Ces grands comptes se distinguent également par des avantages très
appréciés comme une couverture sociale de qualité
ou encore la souplesse des horaires et l'aménagement du temps de
travail que peuvent permettre des équipes importantes.
Le bât blesse en revanche sur la stimulation
financière et en particulier sur la participation des salariés
à des plans de stock-options que ces entreprises, moins partageuses
que les start-up, réservent le plus souvent à leurs seuls
cadres supérieurs.
A noter que les quatre premières places sont
occupées par des entreprises américaines : en matière de high-tech, l'image
de la "World company" ne fait guère peur aux salariés, au contraire. Il
faut dire que le management dans ces entreprises est très largement constitué
de cadres français, peu d'Américains sont au commandes en France. Les
salariés peuvent estimer avoir du coup tous les avantages d'une entreprise
à la fois mondiale et française. Unilog, Axa et Cegetel sont les premières
entreprises françaises du classement.
Parmi les entreprises françaises,
celles du secteur public marquent des points notamment en matière
de durée du travail ou d'aménagement du temps de travail
(EDF, SNCF...). Inversement, les salariés
y regrettent le manque de suivi des salariés, voire le manque de
perspectives de progression de carrière. Mais à choisir,
les salariés français du secteur high-tech semblent privilégier
la stimulation professionnelle. A méditer. [Fabien
Claire, EmploiCenter]
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